Accompagnement à la mise en place de couverts végétaux

La couverture temporaire ou permanente de l’inter-rang est une pratique agro-écologique qui suscite un intérêt grandissant, à juste titre. Elle peut présenter en effet plusieurs avantages, parmi lesquels un enrichissement du sol (matières organiques, azote, vie du sol), une protection contre l’érosion, une décompaction du sol, un maintien de la portance, une meilleure infiltration des pluies… Une parfaite gestion de cet enherbement est toutefois nécessaire au succès de la mise en place de couverts végétaux.

La première réflexion à avoir lorsque l’on envisage la mise en place d’un couvert est la suivante : quel objectif ai-je sur cette parcelle et ce type de sol ? En découlera alors une ou plusieurs espèces à semer, une date de semis, une date et un outil de destruction (à piloter l’année suivante), etc.
En effet chaque espèce apporte des services différents au sol. Par exemple, les crucifères comme les moutardes ou les radis fourragers permettront une aération importante du sol, quand les légumineuses comme le trèfle ou la vesce assureront une restitution azotée intéressante et une certaine portance.

La réussite de l’implantation dépend des pluies après semis et de la qualité du semis. Il est donc généralement bon de semer tôt (autour de la période de vendanges) pour s’assurer de bénéficier de sols encore chauds et des pluies automnales. Un couvert qui ne se développe pas assez limite son intérêt, notamment au regard du coût de sa mise en œuvre.

Attention cependant, en climat méditerranéen par exemple, la répartition inégale des pluies peut contraindre à limiter au maximum la concurrence de l’enherbement sur la vigne.
La décision de destruction doit donc se prendre selon les niveaux de pluviométrie hivernale et printanière. Un millésime humide comme 2020 tolèrera un maintien de l’enherbement plus long que sur des millésimes plus secs. Le cas échéant, il peut être nécessaire de compenser par un apport d’azote localisé ou en foliaire et par de l’irrigation lorsque cela est possible.

Nous accompagnons aujourd’hui de nombreux viticulteurs dans cette démarche. N’hésitez pas à nous contacter pour ces réflexions vertueuses !

Analyse pétiole boutons floraux séparés

Où en est la vigne en ce début de mois de mai ?

À l’approche du stade boutons floraux séparés, la vigne est normalement en plein développement végétatif. Son environnement (eau, température, azote…) conditionne son fonctionnement physiologique. La météo printanière est déterminante pour la suite de son cycle, en particulier cette année compte tenu des conditions chaotiques de début de printemps.

Le suivi de l’absorption des éléments minéraux durant la saison végétative permet de mieux comprendre les relations sol/plante/climat et d’anticiper les problèmes nutritionnels. La connaissance précoce de l’équilibre nutritionnel permet de réagir rapidement et de s’adapter aux conditions du millésime.

C’est pourquoi nous proposons un suivi innovant de la nutrition de vos parcelles, en commençant avec des analyses pétiolaires dès le stade boutons floraux séparés.
Nous avons voulu dépoussiérer l’analyse pétiolaire, longtemps cantonnée au stade tardif de la véraison, avec le peu de marge de manoeuvre que cela entraîne, pour en faire un outil de pilotage dynamique de la nutrition.

C’est aussi et surtout un moyen de faire le lien entre la vigne et le vin, en pilotant l’équilibre du vin directement à la parcelle.

Plus d’informations ici !

Vigne stade 2 feuilles

Agir après le gel de la vigne

Après la sidération, agir et exploiter le capital agronomique et œnologique du millésime 2021.

Le gel qui s’est abattu sur tous nos vignobles – ou presque – constitue un épisode d’une brutalité sans précédent qui nous laisse sidérés. Il est malheureusement évident que le potentiel de récolte est très largement et profondément compromis. Il reste cependant très hasardeux de projeter des chiffres précis sur ce que sera une récolte 2021, tant les conditions de reprises vont dépendre de multiples facteurs physiologiques, génétiques et climatiques, dont nous ignorons pour l’essentiel les déterminismes.

Il reste que l’action humaine, qui est notre seul levier, a un rôle à jouer. Et même si c’est souvent le découragement qui domine les esprits, l’heure doit être à l’action combative pour favoriser la reprise de végétation, et tenter d’optimiser le potentiel plus ou moins maigre que la gelée aura laissé sur les vignes.

  1.  L’accompagnement hydrique, lorsqu’il est possible, doit être immédiat, à la fois pour stimuler la physiologie de la vigne, après une fin d’hiver qui a parfois laissé des sols très secs en superficie notamment dans certaines régions méridionales. L’épisode pluvieux des 10 et 11 avril est arrivé en cela à point, mais ne reste efficace qu’à court terme.
  2. La stimulation de la vie et du fonctionnement des sols, qui est la base de la fertilité agronomique, indispensable à une reprise des cultures, est essentielle. La faiblesse des températures de ces derniers jours reste cependant un gros inconvénient, et le facteur limitant essentiel à la reprise de cette activité.
  3. Les compléments nutritionnels précoces, par voie foliaire, forment à ce stade un des leviers essentiels dont il est plus que jamais nécessaire de se saisir. Les connaissances nouvelles qui ont été acquises sur les effets tout à fait significatifs de certains traitements sur les rendements de la même année (parfois jusqu’à 20%), doivent être mise en œuvre :
  • L’Azote : après un premier débourrement, la vigne à grevé une partie de ses réserves d’hiver. Un soutien dès les premières feuilles étalées par voie foliaire, est souhaitable dans la majorité des cas. Un apport au moment du grossissement des fruits peut aussi être envisagé pour favoriser l’allongement des grappes et la taille des raisins.
  • Le Fer : le fer est devenu en quelques années un facteur limitant de la nutrition de la vigne, de façon quasi-généralisée, et dans de nombreuses régions. Les essais multipliés sur plusieurs millésimes, cépages, et régions aboutissent à chaque fois au même constat. Des apports précoces de fer foliaire induisent une augmentation de rendement sur l’année en cours, dans des proportions allant souvent de 10 à 20 %. Le fer est apporté en 2 ou 3 apports, dès 4-5 feuilles étalées et jusqu’à taille de pois, pour des coûts par hectare qui restent marginaux.
  • Le Manganèse : sur de nombreux sols basiques et/ou sableux, le manganèse est devenu un facteur limitant qui grève lui aussi les potentiels de rendements. Dans de telles situations, fréquentes, des apports de manganèse foliaire, ont donné des améliorations très sensibles des rendements au cours de la même année. Les apports sont eux aussi précoces, sur la même base que ceux réalisés pour le Fer, et sont le plus souvent réalisés en association.
  • Le Magnesium : Après une très médiocre année d’assimilation en 2020, le magnésium est susceptible de devenir un facteur limitant de la physiologie de la vigne, notamment sur les cépages (accentués par l’effet de certains porte-greffes) qui sont de mauvais assimilateurs : Grenache, Merlot, Cabernet, etc.. Des apports à partir de Boutons Floraux Séparés et jusqu’à maturité sont souhaitables dans de nombreux cas.

À la fois pour tenter d’optimiser le maigre potentiel restant, mais aussi pour éviter un décrochage durable de la vigne qui se propagerait sur plusieurs années, il est maintenant nécessaire d’agir, et sans doute plus fortement que jamais.

Ce plan d’action est disponible au format PDF ici.

Microbiologie du sol

Les sols de vos parcelles sont-ils vivants ?

La réponse est oui. En favorisant la vie des microorganismes présents dans vos parcelles, vous facilitez la minéralisation de la matière organique. Ainsi, les éléments nutritifs seront mieux assimilables par la vigne.

L’état de vos sols peut cependant varier selon l’historique des pratiques culturales qui y ont été exercées.

Quantifier et qualifier la microfaune des sols permet d’aller plus loin dans la connaissance de vos parcelles et ainsi d’orienter les pratiques agronomiques à mettre en place (enherbement, apport de matière organique…).

👉 Pour en savoir plus sur l’analyses microbiologique de sol, rendez-vous ici.

Taille de sarment, taille hivernale

Mise en réserve de la vigne

 

Depuis la véraison et jusqu’à la chute des feuilles, la vigne met en réserve les éléments nutritifs et les réserves énergétiques qui impacteront la qualité de son débourrement ainsi que sa croissance végétative hétérotrophe.

L’analyse des sarments permet d’estimer la qualité et la quantité des réserves en mesurant précisément l’amidon, les sucres solubles, les macro-éléments (N, P, K, Ca, Mg) et oligo-éléments (Fe, Mn, Cu, Zn, B).

Ces informations permettent d’anticiper les carences et de piloter d’éventuels apports dès les premiers stades.

Pour plus d’information : https://srdv.fr/analyses/#analyse_sarment